Le véritable flageolet (car le nom sert
aujourd'hui, à tort, à désigner des flûtes
à 6 trous sur le dessus) est une petite flûte à
bec à quatre trous sur le dessus et un trou pour chaque pouce
au dessous. Il peut, de plus,comporter des clefs pour les
altérations. Il comporte le plus souvent une chambre
d'insufflation et un tuyau d'insufflation imitant la forme d'une
anche.
Connu au moins dès le 17ème siècle,
il jouit d'une grande popularité jusqu'à la fin du
XIXème siècle ou il est principalement employé
dans les orchestres de danse (en 1874, dans son traité
d'Acoustique, V. Mahillon le présente comme "le dernier reste
d'une ancienne famille d'instruments appelés flûtes
à bec") avant de disparaître quasi
complètement au XXème siècle.
Flageolet Jerôme Tibouville, 4 trous antérieurs, 2
trous postérieurs, 4 clefs dont une double. Il s'agit
probablement d'une des versions les plus récentes de cet
instrument avant sa disparition. La flûte proprement dite
n'occupe qu'un peu plus de la moitié de la longueur de
l'instrument, les parties à droite sur la photo étant
la chambre d'insuflation et le tuyau d'insufflation. Ce dernier
était prolongé par une embout absent ici mais que l'on
peut voir sur la photo ci-dessous (autre exemplaire du même
modèle) et que l'on devine sur la photo suivante. Cet embout
simule la forme d'une anche double.
Flageolet sans marque, biseau renforcé par une plaque
métallique
Autre flageolet du même type. Le facteur qui a restauré
ce dernier a eu la bonne idée de lui mettre une ligature de
fil bleu semblable à celle d'une anche
Tablature de flageolet (gamme diatonique de Do) tirée de la
méthode d'Eugène Roy.
Remarquer que pour obtenir la tonique Do, il est nécessaire de
boucher avec le petit doigt l'extémité de la
flûte (ligne explicative sous la tablature). L'instrument
couvre ainsi 2 octaves et une seconde.
Vue de l'extrémité de deux flageolets du XIXème
présentés ci-dessus : à gauche anonyme, à
droite Tibouville
Flageolet en buis, sans clef, estampillé "Berthet"
(?)
Deux flûtes à six trous (type pipeau ou
tin-whistle) début XXème reprenant le principe de la
fausse anche du flageolet
: l
le premier, en ré est en métal type fer blanc. Il porte
la gravure "CH MATHIEU Mque DEPOSEE PARIS",
le second, en fa, en métal fondu assez lourd (zamac,
régule ?) sans marque, il porte les mention "FA" et "DEPOSE"
(et merci à ceux aux flûtistes qui m'ont
laissé photographier et vous présenter les
différents instruments de cette page)