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  Typologie des instruments à vent

selon leur mode de production des notes

Fiches d'illustration : Sourdines

Les instruments à vent sont naturellement puissants et, s'il est possible à l'instrumentiste de contrôler le volume produit, des système de sourdine permettant d'attenuer le volume sonore par obturation partielle du pavillon ont été imaginées. Ces sourdines modifient considérablement le timbre de l'instrument selon leur forme. Ce "défaut" a été exploité par les musiciens et compositeurs qui jouent sur la palette de nouveaux timbres ainsi disponibles. La trompette dite "bouchée" n'est autre qu'une trompette dotée d'une sourdine. Il est possible d'utiliser des objets courants comme sourdines (bols, chapeaux etc...) mais les constructeurs ont conçus une très grande variété de types de sourdines, des sourdines dites "sèches" au sourdines "Wa wa" adaptées également aux différents instruments à embouchure. En voici quelques exemples, vous en découvrirez bien d'autres en consultants les sites marchands...


Trompette et sourdine conique en matière synthétique prête à être mise en place


La même en place dans le pavillon


La sourdine seule. Les patins de lièges permettent de coincer la sourdine dans le pavillon tout en laissant un passage résiduel à l'air tout autour de la sourdine (marque Eno)

Un modèle similaire de marque Selmer :

 

 


Différents types de sourdine : sèches (les trois de gauche), wawa et mixte (bol, démontée), en métal et en bois (au centre), pour trompette et trombone (à droite)


La sourdine mixte (bol) montée

Détail des marques figurant sur ces sourdines


Augu et Cie Nantes (marque disparue) : deux sourdines de gauche de la photo ci-dessus


ASBA France (avant dernière sourdine de la photo ci-dessus)


idem (sourdine de droite de la photo ci-dessus : ASBA - France)

Deux sourdines qui semblent jumelles...

J'ai d'ailleurs d'abord cru que celle de gauche avait simplement perdu un élément car celle de droite est intérieurement similaire avec ce cone perforé, mais il semble bien que celle de gauche soit complète

 


Si on observe les extrémité on s'aperçoit d'ailleurs que les diamètres des cônes internes ne sont pas les mêmes et le musicien auquel appartenaient ces deux sourdines avait achevé de les rendre différentes en perçant l'extrémité de l'une de deux ce qui, naturellement, devait en modifier le rendu...

 


Vue de l'autre extrémité, un tuyau vient jusqu'à quelques centimètres de la gueule de la sourdine

 

Si on observe les marques figurant sur ces sourdines, elles paraissent d'origines différentes, mais il est possible qu'il s'agisse, notamment pour la seconde, d'une simple étiquette de revendeur et non de fabricant.


"SML Paris Première marque française PARIS" une société créé en 1935 et qui existe encore

 


"Grande Lutherie de France - Maison L. Augu et Cie, L. Rottinat, 48 Rue Mirebeau Bourges" L. Rottinat aurait été le successeur de L. Augu (voir par exemple sur http://luthiervents.blogspot.fr/2011/01/louis-augu-luthier-vents-marchand.html)

Merci d'ailleurs au webmestre de ce site qui m'a transmis ces deux extraits d'une publicité de l'époque de la seconde guerre mondiale :


Sourdines Major à Paris, modèles Straight-Club, bol-club, wa-wa Club, Reguar et Duo Tone

 


Sourdine du catalogue Cid

 
Sourdine Krooner, l'une des nombreuses sourdines présentées sur le catalogue National musical supply CO. Ltd à Regina (Canada) 1936-37 dont ce chapeau en aluminium de marque Elton (on voit d'ailleurs un tel chapeau annoncé sur une publicité ci-dessus) :


 Voir la page de l'IRCAM sur les sourdines de trombone : http://mediatheque.ircam.fr/sites/Instruments/trombone/sourdine.html

Merci à Christophe Toussaint et Guy Jailler qui m'ont permis de faire ces photos.



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