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  Typologie des instruments à vent

selon leur mode de production des notes

Fiches d'illustration : cors d'harmonie

Les cors naturels ont tout d'abord été doté de petites rallonges se plaçant entre l'embouchure et l'instrument proprement dit afin de changer de tonalité. Les facteurs ont ensuite essayé divers procédés afin que le même instrument puisse jouer dans différentes tonalités puis sortir du carcan des harmoniques naturelles. C'est finalement le procédé du piston (à translation ou rotatif) qui a permis de résoudre ce problème.

cor à pistons
Gravure tirée de "La musique et les musiciens" par Albert Lavignac 1909.
Ce type de cor, dit français, car à pistons Périnet est utilisé principalement en harmonies de plein air. Les orchestres utilisent des cors à palettes dit pistons viennois.

On retrouve le même modèle à trois pistons dans la méthode de Cor Fontbonne 1908, mais avec un tube plus long avant les pistons (quoique le dessin semble inexact avec des tuyaux pas exactement l'un en face de l'autre derrière la coulisse du piston de droite... Il y a plus probablement deux tours et demi après les pistons...)

 

en photo également dans la même méthode :

 

 


Cor d'harmonie du catalogue A-F. Rousseau , trois pistons plus tons de sol et mib. le catalogue explique : "troisième piston ascendant avec ton de sol et fa ou descendant avec ton de fa ou mib."


Cor d'harmonie du catalogue Buyst 1933

 

joueur de cor d'harmonie chez les verriers en grêve à Manage et Familleureux (Belgique)
Joueur de cor dans un ensemble de musiciens chez les verriers en grêve à Manage et Familleureux (Belgique)
(doc. fourni par Thierry Legros)



Saxhorns et cor d'harmonie (à pistons) de l'harmonie des usines Belfort en 1905

 


Cor à deux pistons sur une photographie de groupe de l'Union des fanfares d'Esneux

 


Cor dit "allemand" car à simples pistons rotatifs, vu des deux côtés. Ce système est similaire à celui utilisé sur les trompettes ou saxhorns à palettes. Sur la première photo, on peut voir que les tubes additionnels permettent classiquement de baisser la note d'un ton (tube du haut de la photo), d'une demi-ton (milieu) et d'un ton et demi (tube du bas). Comme sur la plupart des trompettes l'air arrive dans le bloc de piston par un côté (ici du côté proche de l'embouchure comme il est facile de le voir en suivant le tuyau partant de celle-ci) et s'en échappe à l'autre extrémité pour se diriger vers le pavillon après une première boucle comprenant une coulisse d'accord puis après deux grands tours.


Le fonctionnement de ce cor d'orchestre est plus complexe. Il dispose en effet d'un piston rotatif supplémentaire (celui du haut sur la photo) qui permet de rallonger de manière importante le circuit de l'air. Cet allongement n'est plus compatible avec la longueur des tubes additionnels permettant de descendre d'un ton, un demi-ton ou un ton et demi par rapport aux notes obtenues sans cet allongement (rappelons en effet que pour descendre d'un intervalle donné, il faut allonger le trajet de l'air, d'une longueur proportionnelle à la longueur initiale du tuyau et non d'une longueur fixe.) Ces tubes additionnels ont donc du être dédoublés comme on peut le voir sur cette photo. Mais comme tout cela est un peu compliqué,
je vous l'explique dans une page spécifique


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