Angers


ANGERS (Maine-et-Loire) (voir fiche photo) : Cathédrale St-Maurice, vitrail de la rosace Sud (jumelles)

Vitrail : concert d'anges, un dans chacun des cercles à l'extrémité des lancettes. La majorité sont des joueurs de hautbois, mais également une cornemuse, deux harpes, un orgue positif, une guiterne et quelques anges non musiciens tenant des phylactères. A leur proximité immédiate dans les lancettes, des vieillards de l'apocalypse sont classiquement représentés avec des violes (en partie basse de la rose, ils sont remplacés par les signes du zodiaque en partie haute.)

XVème siècle

1 bourdon d'épaule monté sur souche (une différence de coloration semble même marquer le passage entre le sac qui remonte un peu sur la souche, en blanc, et la souche elle-même, en jaune. Un "raccord" (cylindre un peu plus large) aux deux tiers de la longueur, juste avant le début du pavillon évasé. Tuyau mélodique court et très évasé, monté sur une souche en forme de cylindre plat à l'extrémité du col de cygne du sac.. Petit porte-vent cylindrique tenu en bouche, monté sur une grosse souche

P. Cowen, "Die Rosenfensters der Gotischen Kathedralen", Fribourg 1979 (photo.)


ANGERS (Maine-et-Loire) (voir fiche photos) : Cathédrale St-Maurice, orgue, trophée surmontant la tourelle droite,(vue de la nef) du grand buffet (jumelles)

Sc/bois : trophée d'instruments avec musette, violoncelle, sorte de cithare, basson, flûte. Sur le trophée en vis à vis : grand luth, trompe droite, serpent et lyre. Le facteur du buffet à poussé le détail jusqu'à munir de cordes (fil métallique à priori), tous les instruments à cordes. Le petit buffet comporte également deux trophées sur le couronnement de ses tourelles : à gauche (vue de la nef) : vielle à roue à colonnes, sorte de lyre et xylophone monté simplement sur deux cordelettes. A droite : sorte de lyre différente de la précédente, flûte de Pan ,violon et son archet. Juste derrière ces trophées sur le grand buffet à la base des tuyaux de la montre : deux chérubins soufflant dans des trompes (?).

Une autre musette pourrait être représentée à la base du grand buffet, derrière le petit, non visible de la nef (à vérifier...)

XVIIIème

Musette dotée d'une boîte à bourdon pointant vers le haut à l'arrière à droite, deux chalumeaux monté sur un boîtier à quatre boules curieusement décalées, le plus long, à droite pour le musicien, s'évasant en pavillon sous deux renflements toriques, tandis que le plus petit est davantage en forme de fuseau


ANGERS (Maine-et-Loire) (voir fiche photos) : Eglise abbatiale St-Serge, clef de voûte du choeur

Sc/pierre : : cornemuseux debout. D'autres musiciens sont présents dans ce remarquable ensemble de clefs de voûte : un joueur de hautbois, un joueur de rebec, le roi David jouant de la harpe, une joueuse de tambour sur cadre de forme plutôt carrée, Par contre le personnage qui lui tourne le dos au joueur de cornemuse sur la même clef de voûte est un ange tenant une couronne dans ses mains (ce n'est pas le seul représenté ainsi). Les autres personnages des clefs de voûte sont des personnages bibliques, des anges, un ensemble au moins de deux personnages, des représentations de métiers probablement aussi (un pharmacien et son pilon par exemple) et quelques simples visages..

Début XIIIème

Le joueur de cornemuse tient son instrument sous le bras droit et pose la main gauche en bas des tuyaux mélodiques .La poche est de forme animale est l'on distingue très nettement les quatre moignons des pattes. Le bloc mélodique est monté dans une souche positionnée à la place du cou de l'animal et le porte-vent,cylindrique est d'assez fort diamètre, est planté un peu en arrière de la nuque.

On peut découper le bloc mélodique en quatre parties : une première partie haute qui pourrait être cylindrique ou cylindrique aplatie (section ovale), juste sous la souche..

Puis vient, séparé par un premier bourrelet sur le dessus, la partie qui comporte deux rangs de trous et sur laquelle le musicien pose ses deux mains. Cette partie semble cylindrique à face supérieure plane dans sa partie haute, puis passe à une section rectangulaire juste sous l'avant dernière paire de trous. L'espace où est est percé la dernière paire de trous semble séparé du reste par un petit bourrelet au dessus et un double bourrelet en dessous.

Cinq trous sont visibles, les autres étant à priori cachés sous les doigts du musicien. Qutre des trous visibles forment des paires (trous bouchés par des phalanges différentes d'un même doigt).

L'écartement entre la paire visible la plus haute et le trou de la rangée de droite visible ne laisse la place qu'à un trou (ou paire de trous) si l'on reprend un écartement du même type que celui avec la paire inférieure. Si l'on reporte un écartement régulier entre les trous de la perce droite, on peut placer 6 trous entre le bourrelet haut et le double bourrelet du bas.

La troisième partie est un pavillon très allongé, dont la section, rectangulaire tout d'abord, se réduit avant de s'élargir ensuite en repassant à une section ronde. L'examen attentif de ce nouveau changement de section montre que la partie parallélépipédique semble pénétrer dans une pièce cylindrique dont la partie supérieure est coupée en biais. L'extrémité du pavillon est dentelée et présente deux trous sur l'avant.

Un tuyau vient s'ouvrir en petit pavillon non évasé sur la droite (pour le musicien) du pavillon principal, quelques centimètres sous son extrémité haute. Il n'est pas dans l'axe de la rangée de trous de droite (pas plus que le pavillon n'est dans l'axe de la rangée de gauche : il est dans l'axe inter-rangées).

L. Schreiner, "Die frühgotische Plastik Sudwestfrankreiches",Cologne 1983 (photo. N.B.)
C. & J.L. Matte op. cit.1 et 5 (dessin de C. Matte reproduit par ailleurs in P.Bec 1996)
Revue Boha ! (à paraître en 2016)

D. Le Vraux


ANGERS (Maine-et-Loire) (voir fiche photos) : Eglise Saint Joseph (1846-1865 dans le style du XIIIème. Architecte François Villiers)

Sc/pierre : modillon de soutènement du buffet de l'orgue Cavaillé-Coll : personnage barbu, aux cheveux frisés dépassant d'un bonnet, assis jambes non jointes mais parallèles, soufflant dans une cornemuse qu'il tient sous son bras gauche. (personnage qui pourrait être inspiré d'une enluminure des cantigas de Santa Maria ou de la maison des musiciens de Reims. Il n'y manque que la couronne pour le qualifier de roi...)

Orgue de 1879. Sculpture néo-gothique assez typique de la fin XIXème

Cornemuse sans bourdon, dont le hautbois conique, de taille moyenne (et même un peu plus courte), est rattaché au sac par une tête animale (chien assez anthropomorphe ?). petit porte-vent en bouche

D. Le Vraux


ANGERS (Maine-et-Loire) (voir fiche photos) : Maison d'Adam, place Ste-Croix, encadrement de la fenêtre surmontant la porte

Sc/bois : un joueur de flûte est sculpté sur le pilier en vis-à-vis

Serait une copie de l’original du XVIème

1 bourdon d'épaule conique et court. Le hautbois est en grande partie amputé

Revue "Musique Bretonne" N°15, mai 1981 (photo. N.B.)
C.P. détaillée mais épuisée, C.P. de l'ensemble (les deux ed. Greff)
Photo sur http://www.flickr.com/photos/ana_sudani/852458368/

J.C. Compagnon


ANGERS (Maine-et-Loire) (voir fiche photo) : Hôtel du Conseil Général (ancienne abbaye St Aubin comme la Préfecture ce qui explique que cette référence était précédemment citée par erreur à la Préfecture dans le présent inventaire) , ancienne "Salle des Hôtes" de l'abbaye

Sc/pierre (ou staff ?) en bas relief : trophée d'instruments évoquant la musique. D'autres cartouches évoquent le jardinage, la chasse, la peinture, l'architecture et la sculpture. Un hautbois dont l'anche est bien visible, une musette au centre, un chapeau, un gourde en cougourde, une houlette, des roses et des rubans

XVIII ème siècle

Musette schématique (malheureusement, d'autant que le hautbois est plus réaliste) à deux tuyaux légèrement coniques et largement évasés en pavillon, dotés chacun de six trous sur le devant. Ces deux tuyaux sont légèrement divergents mais le chapeau masque leur probable souche commune. Un troisième petit tuyau cylindrique placé parallèlement pourrait être un porte-vent. Sac pririforme sans décors, pas de boîte à bourdons. On supposera que la crosse qui apparait à l'arrière du sac ne fait pas partie de l'instrument. (il ne s'agit pas du bout de la houlette qui est bien reconnaissable en dessous avec son crochet typique.)

J.C. Compagnon d'après D. Le Vraux


ANGERS (Maine-et-Loire) : Château du Roi René

Tapisserie de l'Apocalypse, frange supérieure de la première pièce: ange musicien

Exécutée par Nicolas Bataille (lissier parisien, Paris 1330/40- vers 1405) de 1375 à 1380 sur des cartons de Hennequin de Bruges, d'après des miniatures. (En fait Nicolas Bataille n'aurait peut-être servi que d'intermédiaire entre les ateliers (de Paris ou d'Arras, voir des deux villes) et le commanditaire Louis 1er d'Anjou.)

Sans bourdon

G. Pernon, "Dict. de la Musique" ed. Ouest-France (photo. N.B. non légendée)
W. Hansmann, "Die Apokalypse von Angers", Köln 1981
F. Gosselin op. cit. (dessin schématique)

J.C. Compagnon


ANGERS (Maine-et-Loire) : Maison, promenade de la reculée

Sc/bois

1905

Représentation fantaisiste

D. Le Vraux


ANGERS (Maine-et-Loire) (voir fiche photo) : Maison, rue de l'Oisellerie, en haut à droite du tour de porte (tout comme à la maison de la place Ste-Croix à 50m de là...)

Sc/bois : personnage en pied, coiffé d'un chapeau à larges bord et vétu d'un long manteau.

Années 1990

1 bourdon d'épaule légèrement conique, de même longueur que le hautbois. Hautbois conique doté d'une petite moulure en guise de pavillon, petit porte vent conique tenu en bouche, sac de forme assez allongée et aplatie.

G. Chaventon d'après Ph. Berteau Barbetore


ANGERS (Maine-et-Loire) : Musée des Beaux-Arts

Tableau de Nicolas Lancret (1690-1749)

"Le repas de noce au village"

Musette à soufflet (non visible), boîte à bourdons, petit chalumeau non visible

J.C. Compagnon op. cit.
"L'histoire de la vie Française" t.IV ed. l'Illustration (photo. N.B.)
P. Audiat, "Vingt siècles de mariage", 1961


ANGERS (Maine-et-Loire) : Musée des Beaux-Arts ? (la base Joconde indique une localisation inconnue pour cette œuvre des collections de ce musée) (Inv. MBA 1077T)

Statuette en plâtre (œuvre préparatoire) d'Eugène L'Hoest (Paris 1874 - id. 1937) : "Joueur de cornemuse" : algérien

Fin XIXème - début XXème

 

Référence établie d'après la notice présente sur la base Joconde du Ministère de la Culture, Copyright Direction des Musées de France 1986, avec l'autorisation de la Direction des Musées de France


ANGERS (Maine-et-Loire) : Musée des Beaux-Arts

Dessins et tableaux de Guillaume BODINIER (Angers 1795 - Angers 1872)

· Dessin au crayon noir sur papier : "BERGER" : composition quasi identique à MBA 82.775.1 mais sans les moutons et avec un léger renversement en arrière. Le pied droit en arrière est plus visible et les tuyaux de la zampogna plus longs (pointant davantage vers l'avant)
XIXème (antérieur à 1872) (Inv MBA 82.770.1)
Zampogna non détaillée et non entièrement visible

· Aquarelle sur papier blanc : "BERGER A LA CORNEMUSE" : berger italien, figuré debout, dans une posture assez fière, de face, jambes serrées et les pieds à 90°, la main droite pendant sous le repli de la cape tandis que la gauche s'appuie sur le sommet de la souche de sa zampogna qui repose à terre par le pavillon de son plus long tuyau. Ce berger est habillé du costume typique ; pantalon et gilet blancs, guêtres lacées, petites chaussures souples, grande cape brune et chapeau conique orné d'un ruban rouge. Une lanière large barre sa poitrine, une gourde en cougourde pend à sa ceinture. Il est accompagné d'un gros chien gris et d'un mouton (?). Un peu en retrait, on devine un autre berger debout à l'arrière d'un troupeau serré de moutons, devant une grotte ouverte dans une colline de faible hauteur. A l'arrière de celles-ci, des collines (montagnes) plus hautes rosissent sous l'éclairage du couchant (voir les ombres du berger et de son chien)
signé en bas à gauche "F. Bod.1er mai 1843" (Inv MBA 82.294.1)
Zampogna a chiave très probablement (fort renflement au dessus du pavillon du tuyau le plus long correspondant très probablement à la fontanelle d'une clef). Le nombre de tuyau n'est pas trs explicite : trois ou quatre, le bourdon le plus long semblant à peine plus court que le tuyau mélodique le plus petit.

· Dessin au crayon noir sur calque collé sur papier : "BERGER ACCOUDE SUR UN FRAGMENT DE RUINE" : Dessin assez détaillé : berger debout en pied, de face, jambe droite croisée devant la gauche , accoudé à une ruine, habillé en italien : guêtre très hautes (au dessus du genou) lacées, cape sur le dos. Son chapeau conique est posé sur le bloc de pierre taillée sur lequel il s'appuie négligeamment (mais dans une pose quelque peu artificielle toutefois), la joue droite s'appuyant sur la main droite, la main gauche rejoignant le coude droit à son point d'appui sur la pierre. La longue houlette est posée obliquement contre cette même pierre, au droit du chapeau, tandis que la zampogna posée au devant de ce bloc, la souche surélevée par un autre bloc de pierre sur le côté gauche de la composition, passe sous la houlette. Un chien a pris place entre l'instrument et le bloc de pierre principal et il regarde le spectateur. Quelques moutons sont visibles entre la cape du berger et le bord droit de la composition, une plante à grandes feuilles multilobées occupe l'espace au dessus de la souche de la zampogna, à gauche du bloc de pierre central.
Août 1846 à Rome (Inv. MBA 82.80.1)
Zampogna de type a chiave, avec second tuyau mélodique arrivant au niveau supérieur de la fontanelle,

· Dessin au crayon noir, aquarellé, sur papier blanc : "BERGER DANS LA CAMPAGNE ROMAINE" : berger cornemuseux assis au premier plan au centre, légèrement de trois quart gauche, coiffé du traditionnel chapeau conique, vêtu du gilet de peau et assis sur sa cape brune étalée. Une femme est couchée sur le flanc gauche derrière lui, la tête dans sa direction. Légèrement en avant du berger, de part et d'autre, deux chiens blancs à long poils, celui de gauche la tête au sol, dirigée vers le spectateur, yeux fermés, celui de droite la tête relevée et regardant à gauche de la composition sur fond de paysage du Latium avec collines à falaise proches, un village qui se discerne à peine sur la gauche et montagnes dans le lointain à droite et à gauche.
1846 à Rome (Inv. MBA 82.230.1)
Zampogna esquissée et aquarellée, mais non détaillée, dont les tuyaux doivent faire plus d'un mètre de long

· Dessin au crayon noir partiellement aqurellé : "BERGER ET SES MOUTONS" : sur fond de collines sur différents plans (un berger semble dominer celle de gauche), un berger marche vers la gauche du dessin, au premier plan, légèrement décentré vers la gauche dans la composition, sa longue houlette sur l'épaule droite et sa zampogna glissée sous le bras gauche et en partie dissimulée par la cape du berger. Celui-ci tient d'ailleurs son chapeau de cette même main gauche. Son chien s'est arrêté, tout à gauche de la composition et tourne la tête vers son maître dans une position d'attente? Tout comme les moutons à peine esquissés derrière le berger, il n'a pas été aqurellé, non plus que le sol sur tout le premier plan
1840 à Rome (daté, localisé et signé) (Inv MBA 82.536.1)
Zampogna dont on ne voit que l'extrémité de deux tuyaux. Elle semble mesurer environ un mètre.
Contrairement aux autres oeuvres citées ici, la présence de la cornemuse sur cette aquarelle n'est pas mentionnée sur la base Joconde

· Dessin au crayon noir aquarellé : "Scène de la vie sociale" : dessin peu précis aquarellé avec de forts contrastes : scène de marché avec, de gauche à droite : deux personnages à peine esquissés, un âne de dos, apparemment chargé, le berger à la zampogna sur l'avant bras droit (coiffé du chapeau conique et la cape brune dans le dos, deux femmes assises, la première habillée en rouge et bleu, la seconde en blanc, un berger debout de dos, la cape brun clair sur l'épaule gauche, un personnage au pantalon (jupe ?) bleu, une femme portant un imposant panier (d'après d'autres desssins de Bodiner, il doit s'agir d'un berceau) sur la tête, une femme portant un plus petit ballot sur la tête, une femme de trois quart dos, un troisième berger à son côté, de trois quart dos également, un personnage couché. Le fond est entièrement empli de feuillages et de gros troncs gris.
daté, localisé et signé : "2 mars1840 GB Rome" (Inv MBA 82.484.1)
Zampogna reoprésentée de manière assez schématique : grand sac pendant derrière le bras du musicien et faisceau de tuyau de tailles semblables, légèrement divergents pendant à 45° vers l'avant.
Contrairement aux autres oeuvres citées ici, la présence de la cornemuse sur cette aquarelle n'est pas mentionnée sur la base Joconde

· Dessin au crayon noir aqurellé : "BERGERS DANS UN PAYSAGE" : deux bergers, deux moutons et un chien sont représenté au centre du tableau, autour d'un étrange arbre formé d'un tronc droit et sans autres branches qu'un toupet situé peu avant l'extrémité dénudée du tronc. S'agit-il bien d'un arbre ?. Ils sont situés sur un promontoire offrant une superbe vue sur une mer de collines bleutées en contrebas. L'ombre du berger debout indique un lever ou un coucher de soleil proche. Le berger de gauche est de profil et semble tenir un agneau (?) près de son visage. Le second est assis plus en arrière et tient devant lui une zampogna dressée debout sur le pavillon de son tuyau le plus long. Tous deux regardent vers la gauche de la composition, c'est à dire de là ou vient l'éclairage de la scène.
signé en bas à gauche "Rome 17 Juin 1844 G Bodinier" MBA 82.356.1
Zampogna qu'il n'est guère possible de détailler
Contrairement aux autres oeuvres citées ici, la présence de la cornemuse sur cette aquarelle n'est pas mentionnée sur la base Joconde

· Dessin au fusain noir : "" :.berger barbu debout, de trois quart gauche, nu tête, enveloppé dans une grand cape, la longue houlette tenue à 45° sur l'épaule droite, il fixe de spectateur d'un air interrogatif. Il est entouré de ses moutons qui marchent vers la gauche de la composition, cinq d'entre eux le dépassant déjà par sa gauche. De sa main gauche, il tient une zampogna à moitié dissimulée sous sa cape.
XIXème (antérieur à 1872, probablement vers 1840) (Inv MBA 82.775.1)
Zampogna juste évoquée mais qu'il est possible d'identifier en tant que telle, notamment de par la similitude avec d'autres insruments ainsi tenu sur d'autres dessins de Bodinier (et notamment parce qu'il s'agit d'une étude préparatoire au MBA 82-770-1)
Contrairement aux autres oeuvres citées ici, la présence de la cornemuse sur cette aquarelle n'est pas mentionnée sur la base Joconde

· Dessin au crayon noir partiellement aqurellé : "BERGERS ET LEUR TROUPEAU" :dessin aquarellé dans sa moitié supérieure (ciel rosé et sommet des collines vert sombre, celles plus en arrière étant bleutées) et sur le personnage principal seulement. Ce dernier, légèrement sur la gauche de la composition, est debout de trois quart, jambes jointes et souffle dans une très grande zampogna tenue à 45° environ, l'extrémité du pavillon du tuyau le plus long descendant en dessous du niveau des genoux du musicien tandis que le sommet de la souche arrive au niveau de sa bouche (tenue de l'instrument un peu moins en hauteur que sur certains autres tableaux : le porte-vent descend légèrement.. Autour de lui sont simplement esquissé un berger assis de face à sa gauche, une cabane dont la porte est ouverte (même composition que sur l'aquarelle L'angelus du soir, ce type de cabane de berger et son système de porte est, par ailleurs détaillé sur le dessin MBA 82.694.1) Entre les deux bergers, un chien et un mouton (ou deux chiens) aux regards tournés vers la gauche de la composition. Entre le berger à la zampogna et le bord droit de la composition deux moutons dont l'un regarde à droite et l'autre à gauche
1835 : en bas à gauche : "G. B. rome 1835" MBA 82.566.1
Zampogna de grande taille et probablement a chiave mais non détaillée dans cette représentation 

· Aquarelle sur traits au crayon noir, sur papier blanc : "BERGER ET SON TROUPEAU" : esquisse à peine aquarellée : ciel bleui, cape et chapeau du personnage central teint en ocre et cornemuse en brun. Devant un paysage présentant peu de relief sur la droite et quelques collines sur la gauche, deux bergers se tiennent devant ce qui semble être leur cabane à gauche. Le premier est assis devant celle-ci et semble regarder le spectateur, le second est debout au centre, le regard dirigé à moitié vers sa gauche, la main droite posée sur le sommet de la souche de sa grande zampogna qui repose à terre sur l'extrémité du pavillon de son tuyau le plus long (une pose que l'on retrouve sur d'autres oeuvre de ce peintre conservées à Angers). Il tient une longue perche de son autre main. Un grand chien est couché derrière lui à sa gauche (dans son ombre.
14 février 1847 (il me semble plutôt lire 13 février en bas à droite du dessin, tandis que la signature figure en bas à gauche : "G. Bod." (Inv. MBA 82.515.1).
Zampogna probablement a chiave, dotée de quatre tuyaux, les deux médians étant de longueur très proche.

· Dessin au crayon noir sur papier blanc, partiellement mis au carreau : "BERGER ET SON TROUPEAU" : berger en pied, de face, avec moutons et fond de paysage
XIXème (antérieur à 1874) (Inv. MBA 82.6731)

· Peinture à l'huile sur bois: "BERGER JOUANT DE LA CORNEMUSE" : Tableau de format presque carré (légèrement en hauteur) achevé contrairement à nombre d'oeuvres citées ci-dessus ou ci-après et aux nuances de couleurs très fines. Le berger à la zampogna est debout au centre du tableau, légèrement de trois quart gauche, pied gauche un peu en avant. Barbu, il est coiffé du chapeau conique typique et porte une grande cape noire descendant presque jusqu'à ses pieds. Cette cape est dotée d'une houpelande. Par l'ouverture de sa cape on distingue un pantalon brun rouille, un gilet à boutons de la même couleur est ce qui doit être une veste beige clair. La manche gauche, visible, se termine par une alternance rouge bleu rouge et l'on retrouve ces couleurs sur la ceinture (bleue) et entre la veste et le gilet (bleu et rouge). Il souffle dans sa zampogna par un porte-vent descendant à 30° environ, la souche de l'instrument étant un peu plus bas que son visage et l'instrument à peine incliné sur le côté. On voit bien la sangle passée autour de son poignet gauche et qui aide à supporter le poids des tuyaux. Un second berger est assis légèrement en retrait à gauche (c'est celui qui figure, seul, sur l'esquisse de ce tableau conservée dans ce musée). De l'autre côté du musicien (plus ou moins dans son dos donc), un gros chien blanc couché fixant le spectateur et, derrière lui, quatre moutons à la toison brune. Un second chien est couché derrière le musicien, à sa droite, il fixe le lointain à droite. En arrière plan une montagne au fond, puis des collines plus douces et les maisons blanches d'un village sur la première. pus une prairie. Au premier plan, le sol semble rocheux, colonisé toutefois par une maigre pelouse et une plante un peu plus haute au tout premier plan.
1846, (Inv. MTC 3036)
Contrairement à la plupart des autres zampogna peintes ou dessinées par ce peintre celle-ci ne semble pas du type a chiave : pas de fontanelle sur le tuyau le plus long et la main gauche est d'ailleurs placée un peu plus haut sur ce tuyau par rapport à la position sur une zampogna a chiave. Le second tuyau mélodique arrive au niveau du début de l'évasement en pavillon du grand tuyau (soit plus bas que sur les zampogna a chiave peintes par ce peintre). le petit bourdon, situé sur l'avant, fait moins de la moité de la longueur de ce second tuyau mélodique. La position de profil de l'instrument permet de voir clairement la présence d'un second bourdon, presque aussi long que le second tuyau mélodique. La souche commune est à peine conique. Sac animal naturellement.

· Dessin au fusain sur papier blanc "BERGER JOUANT DE LA CORNEMUSE" : Personnage, debout en pied, jambes quasi serrées, de trois quart gauche. Il est vêtu de la grande cape des bergers mais son allure semble plus soignée que la plupart des bergers peints ou dessinés par Bodinier : veste à découpe du col complexe, gilet boutonné, guêtres sous le genou et à laçage peu visible. Il est par ailleurs imberbe et ses cheveux sont coupés. Il souffle dans une grande zampogna tenue à 45°, le pavillon le plus long arrivant au mollet et le sommet de la souche étant au niveau de la bouche, porte-vent descendant légèrement. Le dessin est bien fini est détaillé, à l'exception, curieusement, de la main gauche du musicien.
1835 : " G. Bodinier Rome 1835"(Inv. MBA 82.695.1)
Zampogna a chiave très détaillée (moulures, trous de la fontanelle...). Le second tuyau mélodique arrive juste au milieu de la fontanelle, le petit bourdon fait moins de la moitié de la longueur du second tuyau mélodique. Il n'est guère possible de discerner s'il y a un quatrième tuyau à l'arrière. Un lanière fixée au poignet gauche du musicien aide à soutenir les tuyaux. Une autre lanière part du quart supérieur du plus long tuyau et vient lâchement rejoindre le poignet gauche.

· Dessin au fusain (?) et crayon noir avec rehauts d'aquarelle sur papiers blanc beige collés l'un sur l'autre. Dessin mis au carreau "ETUDE D'UN PATRE MUSICIEN ITALIEN", même dessin que le précédent (Inv. MBA 82.695.1), mais moins achevé, en partie pour la cornemuse qui est demeurée en blanc
1835 à Rome (Inv. MBA 82.192.1)
Même instrument que le précédent

· Dessin au crayon noir, avec rahauts d'aquarelle sur papier blanc : "BERGER, JOUEUR DE CORNEMUSE " : berger en pied, de trois quart, avec bâton de marche
14 mars 1857 à Angers (Inv. MTC 3025)

· Aquarelle sur traits au crayon noir, sur papier beige : "BERGERS ALLONGE SOUS UN ARBRE" : jeune berger italien, couché accoudé sur son coude gauche, main soutenant la joue, sous un arbre au très imposant tronc et aux feuilles de type chataignier. Il est vêtu de guêtres lacées montant jusqu'au dessus des genoux, d'un pantalon bleu, d'un long gilet en peau de mouton à toison externe, dont la bordure est multicolore, d'une chemise (?) brune. Sa cornemuse repose devant lui, les tuyaux en grande partie masquées par la poche mais le petit porte vent pointant sur la droite. Fond de paysage avec collines bleutées non détaillées
3 mars 1841 (Inv. MBA.82.21.1)
Zampogna qui contrairement à la plupart de celles peintes ou dessinées par ce peintre, n'est pas de type a chiave comme en témoigne l'absence de fontanelle sur le tuyau mélodique le plus long. Elle est également d'une taille inférieure à celle des autres cornemuses peintes par Bodinier : bloc de tuyaux ne dépassant pas 80cm.

· Aquarelle sur traits au crayon noir sur papier blanc : "BERGERS ET LEURS MOUTONS DANS UN PAYSAGE" groupe de bergers en pied, de face avec chiens et moutons sur fond de paysage avec collines
29 avril 1843 à Rome (Inv. MBA 82.84.1)

· Dessin au crayon noir, aquarellé, sur papier blanc "BERGERS ET LEURS TROUPEAU" : scène avec bergers, moutons et chien sur fond de paysage crépusculaire (étude pour le tableau "L'Angélus du soir" conservé au Musée des beaux-arts d'Angers Inv. MTC 3001 voir ci-dessous)
1836 (Inv. MBA.566.1)

· Dessin à la plume et encre sur traits au crayon noir sur papier bleu (mis au carreau) : "ETUDE DE BERGER" : berger italien en pied, de profil, avec bâton de marche
XIXème (antérieur à 1874) (Inv. MBA 82.660.1)

· Dessin à la plume et encre avec rehauts d'aquarelle, sur traits au fusain sur papier blanc entoilé "ETUDE PREPARATOIRE DU REPOS DES BERGERS AU BORD DE L'ACQUA ACETOSA" groupe de bergers et bergères assis ou endormis, sur fond de paysage italien (Tibre et collines)
XIXème (antérieur à 1874) (Inv. MBA 82.9.1)

· Dessin à plume et encre avec rehauts d'aquarelle sur papier beige (mis au carreau "ETUDE PREPARATOIRE POUR L'ANGELUS" aquarelle assez sombre car sur papier jauni. La ligne d'horizon, relativement plane et formée de collines bleues dans le lointain et plus verdâtres dans les plans plus proche, coupe la composition en deux parties égales. Un berger, encore relativement jeune, grand et maigre se tient debout, jambes serrées, la cape entièrement repoussée dans le dos, nu-tête (son chapeau est posé, renversé, près de ses pieds), tout occupé à souffler dans une grande zampogna (longue d'1,5m environ) qu'il tient obliquement devant lui, l'outre sous le bras droit. Son compagnon, plus âgé, est agenouillé face à nous dans la partie gauche de la composition, la main droite tenant dressée sa houlette, le chapeau posé à terre devant lui. Une sorte de cabane est située tout à gauche de l'image ; elle est surmontée d'une croix et ce qui doit faire office de porte a été poussé devant elle. Chiens et moutons, dont certains son simplement dessinés et semblent transparents, complètent la scène. (étude pour le tableau "L'Angélus du soir" conservé au Musée des beaux-arts d'Angers ainsi que sa variante voir ci-dessous)
4 août 1832 (Inv. MBA 82.34.1)
Zampogna a chiave (fontanelle bien visible) sur laquelle on ne distingue que trois tuyaux : deux mélodiques de tailles différentes et un bourdon bien plus court sur l'avant. Long porte-vent permettant au musicien de tenir l'instrument à 45° devant lui (tenu verticalement la main gauche devrait être bien trop basse.

· Aquarelle sur traits au crayon noir sur papier blanc : "FIGURE DE BERGER EN PIED" : berger en pied, de profil gauche, jambe gauche légèrement en avant, cape beige suspendue dans le dos (ce qui donne l'impression qu'il est appuyé sur quelquechose mais c'est un effet d'optique), chapeau conique brun sur la tête, barbu et les cheveux mi longs comme il se doit, il a les deux mains posées sur le sommet de la souche de za zampogna, au niveau de son nombril. La zampogna repose sur l'extrémité du pavillon de son tuyau le plus long, à proximité du pied gauche du berger. fond quasi blanc, sol évoqué par un lavis mélangeant l'ocre jaune et deux tons de vert.
16 avril 1840 (Inv. MBA 82.573.1)
Zampogna a chiave non détaillée mais dont l'excroissance de la fontanelle est bien visible. Le second tuyau mélodique arrive au niveau du sommet de celle-ci est un troisième tuyau, moitié moins long que le précédent, est également visible.

· Dessin au crayon noir sur papier blanc : "FIGURE DE MUSICIENS" : Il s'agit de deux dessins inscrits chacun dans un rectangle en hauteur obtenu par séparation par un trait vertical du cadre carré de cette œuvre :

*à gauche berger assis, de face, tenant de sa main droite une grande zampogna posée sur l'extrémité du pavillon de son tuyau le plus long et dont la souche monte au dessus de la tête du personnage. Le dessin est une esquisse dont seule la tête du personnage et la partie haute de la cornemuse ont été détaillés (ombrés)
Zampogna à chiave (fontanelle bien représentée), second tuyau mélodique dont l'extrémité arrive à mi-hauteur de cette fontanelle et petit bourdon sur l'avant dont la longueur est inférieure à la moitié de la longueur du tuyau mélodique le plus court.

* Sur la droite : personnage debout, de trois quart gauche, jambes quasi serrées, nu tête, sans cape, soufflant dans une zampogna qu'il tient à 45° devant lui. Dessin simplement esquissé à la mine de plomb mais relativement précis tout de même. Mention " Zamponari della Basilicata " sous ce musicien (mais le pluriel renvoie aux deux musiciens).
Même type d'instrument que le précédent.

1829 à Naples (Inv. MBA 82.599.1)

· Dessin au fusain sur papier blanc : "FIGURE EN PIED D'UN BEGER TENANT UN INSTRUMENT DE MUSIQUE" : Berger barbu, en pied vu de trois-quart gauche, coiffé du traditionnel chapeau conique, vêtu d'un gilet en peau de mouton, de guêtres lacées, d'une cape posée sur la seule épaule droite et traînant largement à terre derrière lui, la poitrine ceinte par la large lanière de sa sacoche portée dans le dos. Il tient de la main gauche un houlette qui longe son avant bras et son bras gauche. Il pose la main droite sur le sommet de la souche de sa zampogna qui pose à terre sur l'extrémité du pavillon de son tuyau le plus long, mais, contrairement à d'autres représentations de ce même peintre, le bras n'est pas tendu et la pose apparaît plus négligeante.
25 mars 1843 à Rome (Inv. MBA 82.83.1)
Zampogna à chiave (fontanelle bien visible au dessus du pavillon du tuyau le plus long), second tuyau mélodique dont l'extrémité arrive environ au début de cette fontanelle et bourdon de longueur moitié de ce second tuyau mélodique sur l'avant de l'instrument.

· Aquarelle sur traits au fusain sur papier blanc "FIGURE EN PIED D'UN PATRE ITALIEN" : berger italien en pied, de face, avec bâton de marche
XIXème (antérieur à 1874) à Rome (Inv. MBA 82.385.1)

· Aquarelle sur traits au crayon noir sur papier blanc : "JEUNE FILLE AU TAMBOURIN VERSANT DU VIN" Trio en pied, sans décor (fond blanc avec uniquement un lavis verdâtre figurant le sol), composé de deux bergers et d'une femme à gauche, de profil (gauche), tenant au bout de son bras gauche pendant un large tambourin orné sur sa peau de motifs alternés rouges et verts. De sa main droite elle tient une bouteille ventrue dont la partie inférieure est ceinte d'osier et verse à boire au berger qui lui fait face. Ce dernier tient son verre de la main droite tandis que la gauche repose sur le sommet de la souche de son instrument, posé sur l'extrémité du pavillon de son tuyau le plus long. Son compagnon, placé en arrière entre ces deux personnages, tient un piffero de sa main gauche. Tous trois arborent les costumes italiens typiques (grandes capes et chapeau conique pour les hommes.
1842 à Rome (Inv. MBA 82.361.1)
Zampogna très probablement du type a chiave avec second tuyau mélodique dont l'extrémité arrive à la moitié de la fontanelle du plus long.

· Aquarelle sur traits au crayon noir sur papier blanc : "JOUEUR DE CORNEMUSE" : Berger italien à la zampogna, représenté de face, jusqu'à mi cuisses, tenant fièrement sa zampogna à 45° devant lui, outre sous le bras gauche, porte-vent quasi à l'horizontale. Derrière lui se distinguent quatre personnages : une femme à gauche, tenant probablement un enfant roux et frisé dans ses bras, un personnage barbu à l'expression inquiétante à droite, vêtu en brun et rouge et coiffé d'une sorte de bonnet blanc et un quatrième personnage dont seule la tête, en partie dissimulée, apparaît derrière la souche de l'instrument. L'arrière plan tout en grisaille laisse apparaître quelques bâtiments urbains et une tresse végétale pendant de part et d'autre d'un médaillon entouré de la même tresse est supspendue juste derrière les personnage.
1829 à Rome (Inv. MBA 82.380.1)
Zampogna très probablement du type a chiave avec second tuyau mélodique dont l'extrémité arrive à la moitié de la fontanelle du plus long. Petit bourdon sur l'avant de longueur environ moitié de ce second tuyau mélodique et dont l'extrémité masque le bout des doigts de la main gauche du musicien.

· Huile sur toile inachevée : "JOUEURS DE CORNEMUSE" : malgré le pluriel du titre figurant sur la base Joconde, ce tableau ne représente qu'un seul joueur de zampogna, représenté de trois quart gauche, à mi-cuisse. Il est vêtu d'une sorte de long gilet sans manche beige (en peau ?), sur un pull noir d'où sort le col d'une chemise gris clair. Il semble tête nue et sa poitrine est ceinte de la large courroie noir du sac qu'il porte en bandooulière du côté gauche, tandis que le droit est occupé par le gros sac de sa zampongna dont il joue avec une tenue assez haute : bas du sac au niveau de la ceinture, porte-vent à l'horizontale et souche légèrement plus haute que le visage. L'instrument est tenu incliné à 30° environ de manière à facililter l'accès des mains aux trous des tuyaux. De part et d'autre de ce musicien dont la peinture est achevée (très détaillée), deux silhouettes blanches entièrement vierges (blanches dans dessin esquissé). Derrière son épaule gauche deux têtes d'hommes ont été peintes et une troisième se devine entre le porte-vent et l'épaule droite.
XIXème (antérieur à 1874) (Inv. MBA 82.878.1). J'ai considéré que ce tableau est le même que celui exposé en 2011 avec les références Inv MTC 5835 1835-40

Zampogna du type a chiave (clef bien visible sous le petit doigt gauche, dépassante d'une longue fontanelle représentée sans trou (mais la peinture de cette fontanelle et du pavillon sont-ils bien achevé ? ils sont plus clairs et mats que le reste des tuyaux de l'instrument). Le second tuyau mélodique (le droit) arrive au milieu de la fontanelle du premier. la position de la main du musicien permet de voir que ses trous sont positioinnés un peu plus haut que la mi-longueur et le petit bourdon, situé sur l'avant par rapport aux deux tuyaux mélodique, arrive à hauteur de cette main droite, c'est à dire que sa longueur est de la moitié de celle du tuyau mélodique le plus court. On distingue une ombre entre les deux tuyaux mélodiques mais il doit s'agir réellement d'une ombre et non d'un tuyau situé à l'arrière..

· Huile sur toile : "L'ANGELUS DU SOIR" : berger cornemuseux en pied, légèrement sur la gauche, auprès d'un berger agenouillé en prière, chien, moutons et hutte complètent la scène devant un paysage italien crépusculaire (oragne sur l'horizon à légèrement bleuté en haut (collines du Latium)
1835 à Rome, exposé au salon de 1836 (Inv. MBA J 215) Voir les deux études citées ci-dessus et la variante ci-dessous

· Huile sur toile en mauvais état : "L'ANGELUS DU SOIR" : Variante du tableau précédent
Entre 1835 et 1874 (Inv. MTC 3005) Voir les deux études et l'original cités ci-dessus

· Dessin à la plume et encre, avec rehauts d'aquarelle sur traits au fusain sur papier blanc: "MUSICIENS DEVANT LA MADONE DE LA BOUTIQUE DE PIZZENLO" groupe d'hommes et femmes (dont musiciens) en dévotion devant la représentation de la Vierge.
1838 (Inv. MBA 5825)

· Dessin inachevé à la plume et encre, avec rehauts d'aquarelle sur traits au crayon noir sur papier blanc : "PATRE ET JOUEUR DE CORNEMUSE" : berger cornemuseux debout, en pied et patre assis sur fond de paysage avec montagne, cours d'eau, rocher, pont et arbres
19 mars 1840 (Inv. MTC 3019)

· Huile sur toile: "PAYSANS AU BORD DU TIBRE PRES DE L'ACQUA ACETOSA". Ce tableau ne semble pas achevé : outre les vêtements des femmes qui ne semblent pas entièrement mis en couleur, les aplats ne semblent pas avoir été encore entièrement travaillés, notamment si on les compare avec d'autres tableaux de ce même peintre. Dans un éclairage de couchant estival, deux bergers italiens, à gauche de la composition, coiffés tu traditionnel chapeau conique et portant chacun un grande cape sur l'épaule droite, sont debout devant trois femmes assises au bord d'un chemin ocre. Ils tiennent chacun un grand bâton mais celui dont la cape est de couleur rouille, pose sa main gauche sur le sommet de la souche d'une zampogna de grande dimension qui repose à terre sur le pavillon de son tuyau mélodique le plus long (elle doit mesurer 1,6m environ). La femme au centre est entièrement vêtue de blanc (partie probablement non achevée du tableau) avec juste un liseré rouge à l'encolure et une chemise légèrement plus beige. Elle est assise bien droite tandis que sa compagne de droite appuie sa tête contre son épaule et que sa compagne de gauche est carrément endormie dans son ombre. (par contre, curieusement, les ombres à terre des deux bergers ne semblent pas se prolonger sur les femmes). Un jeune berger est debout de l'autre côté des femmes, de dos comme l'un des ses ainés (le cornemuseux est plutôt de profil). Sa cape et son chapeau sont posés sur un muret derrière lui. A l'arrière plan, doux paysage de prairies quasiment sans arbres autour du large fleuve qui occupe la partie central du tableau et semble presque un lac. Derrière lui se découpent des collines sur trois plans et un village est visible au dessus de la tête des bergers.
Présenté au salon des artistes français de 1835, (Inv. MBA 82.893.1)
Zampogna dont on distingue trois tuyaux de longueurs très différentes, tous trois à pavillons et le plus long semblant doté d'une fontanelle au dessus du pavillon. Il s'agirait donc d'une zampogna a chiave (à clef). Le plus long est doté d'une sangle de cuir permettant de le suspendre à l'avant bras du musicien (technique toujours usitée par les joueurs de grandes zampogna)

· Huile sur bois : "PAYSANS DANS LA CAMPAGNE ITALIENNE" : groupe d'hommes et femmes sur fond de paysage avec colline, cours d'eau, barque, pêcheur à la ligne.
1865 (Inv. MBA 433)

· Dessin (œuvre préparatoire, en mauvais état) à la plume et encre, avec rehauts d'aquarelle, sur traits au fusain, sur papier blanc contrecollé sur carton "PAYSANS EN CONVERSATION SOUS UN ARBRE" : scène avec bergers hommes et femmes, vieillard et enfant, sous un arbre, sur fond de paysage maritime.
XIXème (antérieur à 1874) (Inv. MBA 82.11.1)

Autres instruments : un joueur d'aulos jouant pour des femmes nues ( MBA 82.228.1), des joueurs de luths d'un même modèle à manche très court et imposant chevillier. L'un est accompagné par un guitariste mais il figure au moins deux autres guitaristes encore. Plusieurs mandolinistes, un joueur de hautbois dans une scène galante, un jeune berger au piffero (titré joueur de flûte), une flûte de pan, trois joueurs de flûte harmonique oblique (voir notamment MBA 82.576.1), deux femmes au tambourin (outre celle figurée avec des zampognari et citée ci-dessus), un tambour (? 82-39-1)

Notons enfin que l'aquarelle " Etude pour le petit joueur de cornemuse " Inv MBA 82.290.1 ne représente aucune cornemuse (berger assis avec sa houlette)

 

Références établies d'après la notice présente sur la base Joconde du Ministère de la Culture, Copyright Direction des Musées de France 1986, avec l'autorisation de la Direction des Musées de France. Une grande partie des oeuvres citées y sont présenté en photo.


ANGERS (Maine-et-Loire) : Musée

Tableau de Jean Baptiste Pater (1695-1736) :"Bal champêtre" 59x72 cm

Début XVIIIème, joueur de cornemuse debout au centre du tableau

Chalumeau unique, semble sans bourdon

F. Ingersoll-Smouse, "Pater", Paris 1928 (photo. N.B.)

F. Schneider


ANGERS (Maine-et-Loire) : Musée (inv. MTA 86-3-1)

Tapisserie (laine et soie) de Lille, signée en bas à droite L (fleur de lys) F.G. Wernier

XVIIIème : Joueurs de quilles. Marges ornées de fleurs, d'instruments de musique et d'outillage rustique.

Musette à trois chalumeaux coniques dans le coin inférieur droit (en trophée avec d'autres instruments à vent). Cette partie de la marge est reproduite de manière identique à côté (restauration ?). Il est possible que les trophées des trois autres coins figurent également des musettes (beaucoup plus schématiques dans ce cas).

Cat. "Jeux et divertissements, tapisseries du XVIème au XVIIIème siècle", Musée des Beaux-Arts d'Arras, Musée Dépt. de la Tapisserie, Aubusson, 1988. (photo.)

L. Bonnaud


ANGERS (Maine-et-Loire) : Musée (fonds du musée Turpin de Crissé, legs en 1850, inv. M.T.C. 78)

Dessin (plume et encre brune, lavis brun sur traces de pierre noire) : "Une musique" : plusieurs bergers sont assis au premier plan à droite, de trois quart de dos (le joueur de cornemuse est presque de profil) : ils jouent de la cornemuse, du hautbois et de la flûte de Pan. Un homme sur la gauche porte une échelle, un arbre de taille imposante occupe le reste de l'espace du tableau.

1684, attribué à Pierre Mosnier (1641-1703) malgré une mention aux dos du dessin l'attribuant à "Michel Corneille d'après Julio Romano". Ce dessin reproduit le motif qui figure dans le médaillon du Capricorne peint par Jules Romain dans la salle du Zodiaque au Palais du Te à Mantoue. Il fut exécuté afin de servir de modèle à une tenture des Gobelins réalisée en 1684 dans la série des "Sujets de la Fable".

1 bourdon d'épaule à deux moulures, s'évasant en pavillon, hautbois conique tenu à l'horizontale, le musicien souffle directement dans le sac (pas de porte-vent). On distingue une couture en V à l'arrière du sac.

Cat. expo. "Dessins français du XVIIème siècle dans les collections publiques françaises", Paris Louvre 1993 (photo. N.B.)
Cat. expo. "The finest drawings from the Museums of Angers" Galerie Heim à Londres, automne 1977 n°72 (photo. N.B.)


ANGERS (Maine-et-Loire) : Musée archéologique (G.F. 2153 MA)

Sc/bois en demi-relief : partie de mobilier (? 43 ´ 257 cm) : un sonneur de conremuse est debout à gauche, en habit de berger, cinq danseurs, alternant avec des arbres stylisés forment la partie centrale de la frise. Un joueur de hautbois, en habit renaissance clos la scène sur la droite, devant un petit bâtiment.

XVIème, Val de Loire

Un bourdon d’épaule passant devant le cou du musicien, chalumeau de petite taille

A. Gandin


ANGERS (Maine-et-Loire) : Musée archéologique (Inv. GF 2151 B MA)

Sculpture sur bois en haut-relief et peinture monochrome: fragment de poutre de plancher faisant partie d'un ensemble de sculptures provenant du logis Barrault à Angers : joueur de cornemuse et joueur de trompette, armoiries de France

Seconde moitié XVème

 

Référence établie d'après la notice présente sur la base Joconde du Ministère de la Culture, Copyright Direction des Musées de France 1986, avec l'autorisation de la Direction des Musées de France


ANGERS (Maine-et-Loire) : Bibliothèque municipale, Psautier bénédictin, lettre à Dardanus du Pseudo Jérôme (Ms 18, f.13)

Enluminure : double page avec figuration d'instruments schématisés à l'extrême : il s'agit d'un commentaire sur les instruments mentionnés dans la bible.

Vers 842-850, Nord ou Est de la France, peut-être abbaye Saint-Rémi de Sens

Représentation stylisée zoomorphe similaire à celle de Boulogne (cf. ref.)

R. Hammerstein, "Instrumenta Hyeronymi.", Arch. f. Musikwiss. 1959 (photo. N.B.)
Cat. expo. " Moyen-âge entre ordre et désordre " Paris, Cité de la musique 2004

Visible sur le site http://www.enluminures.culture.fr/

Fr. Schneider


ANGERS (Maine-et-Loire) : Bibliothèque municipale, Heures à l'usage de Rome (Ms 2048 f.36)

Manuscrit enluminé : Annonce aux bergers : cinq bergers sont agenouillés au premier plan autour d'un feu, celui qui tient la cornemuse est tout à fait à droite, en partie caché par un de ses compagnons. Tous, sauf le cornemuseux, tiennent une main au dessus de leur visage afin de mieux voir l'ange annonciateur. Grand château à l'arrière plan à gauche. Les personnages sont rehaussés de fin traits d'or (or à la coquille) à la manière de J. Bourdichon

Vers 1485, à Tours, attribué au Maître de Jean Charpentier

Seuls sont visibles le porte vent (fin et assez long, non tenu en bouche), le début du bourdon d'épaule et une petite partie du sac (très probablement en col de cygne)

Visible sur le site http://www.enluminures.culture.fr/


ANGERS (Maine-et-Loire) : Bibliothèque municipale (Res. Science et arts 3390)

Incunable imprimé et colorié extrait du Calendrier des bergers de Guy Marchant (Autres gravures de cet ouvrage à Bourges, Paris (B.N.F. et A.T.P.) et Troyes, Cf. ref.).

1493

* f.003 : un berger debout à gauche de l'illustration en largeur, semble parler à quatre bergers, dont trois assis depuis le centre vers la droite de la composition. Il tient sa cornemuse sous son bras gauche, la main gauche sur le tuyau mélodique. Sa main droite fait le geste d'expliquer ou de montrer. A l'arrière plan une chèvre du troupeau groupé autour d'elle, se dresse sur ses pattes arrières pour brouter les feuilles d'un arbre.

1 bourdon d'épaule, hautbois conique

* f.57v : Sous une schématique voûte étoilée, à la gauche de laquelle est figurée le soleil et à droite la lune, un berger seul, les genoux légèrement fléchis regarde en l'air en portant sa main droite devant son visage. De sa main gauche il maintient le hautbois de sa cornemuse. A ses pieds, sa houlette et sa gourde reposent dans l'herbe. Ses deux chiens sont assis derrière lui et trois moutons paissent devant. Le loup emporte un quatrième ovin à l'arrière plan sans troubler la quiétude de la scène. A l'arrière plan un château dresse ses murailles et ses tours au sommet d'une petite colline.

1 bourdon d'épaule, chalumeau conique

C.P.

Visibles sur le site http://www.enluminures.culture.fr/

J.C. Compagnon


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